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Le théorème des genres

Par rodmann, dimanche 1er février 2015.

Après l’effervescence provoquée en 2011 par le changement des nouveaux manuels de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) des classes de première L et ES, qui devaient simplement évoquer la différence entre nature et genre chez les humains, la religiosphère reprend les armes en 2014 contre le « le lancement d’ateliers scolaires ludiques, les "ABCD de l’égalité", visant à démonter les stéréotypes toujours indéboulonnables, jusque dans nos manuels ».

iTélé dans Tirs Croisés [1] rappelle ce que c’est :
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France 2 aussi :
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En effet, en 2012, Vincent Peillon avait cosignée avec la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, une tribune dans Le Monde [2] pour « mettre l’égalité des filles et des garçons au cœur même de la refondation républicaine de l’école », afin de lutter contre ce constat : « L’école reproduit encore trop souvent des stéréotypes sexistes. La manière d’interroger, de donner la parole, de noter, de sanctionner et évidemment d’orienter, révèlent des représentations profondément ancrées sur les compétences supposées des unes et des autres. L’école est loin d’être neutre du point de vue du genre. Bien des études montrent qu’en classe, la parole est inégalement distribuée et les attentes différentes. Quand l’on suppose les garçons toujours capables de "mieux faire", on croit souvent les filles au sommet de leurs capacités. On tend à attendre des unes le conformisme et des autres la créativité. Programmes et manuels entretiennent trop souvent ces représentations inégalitaires : combien de "grandes femmes" pour tous ces "grands hommes" dans les livres d’histoire ? Combien d’images valorisantes des femmes ? ». Avec 40 ans de retard sur la Suisse dixit Rue 89 [3], l’Éducation nationale se dote d’outils pour lutter contre les stéréotypes, l’ABCD de l’égalité en fait partie.

Dans un article du Nouvel Obs [4] titré « Théorie du genre : ce qui froisse les réacs », Véronique Radier résumait déjà très bien en 2013 qu’« une "nouvelle" droite, celle des irréductibles opposants au mariage gay, prétend aujourd’hui y voir un odieux complot. Elle l’a baptisé "théorie du genre" et clame haut et fort son absolue croyance en un éternel féminin et un éternel masculin. Ce complot, disent ces "anti", est ourdi par les militants homosexuels, trans, queer et autres ultraféministes qui instillent leurs idées perverses et contre nature jusque dans les rapports gouvernementaux, les manuels scolaires et même bientôt, horreur, dans les petites têtes innocentes de nos enfants ».
La journaliste cite Laure Bereni, sociologue au CNRS : « Quand les militants de la cause homosexuelle ont commencé à faire valoir leurs droits au mariage et à la parentalité, le Vatican a vite réagi. En 2003, son conseil pontifical pour la famille a publié un ’Lexique des termes ambigus et controversés’ qui dénonçait le terme de ’genre’ comme pernicieux ».

Cette théorie du genre imaginaire, qui sert de combustible aux réactionnaires semble créer chez eux des fantasmes. Arnaud Gonzague en a énuméré pour le Nouvel Obs [5] : les garçons seraient obligés de jouer à la poupée, des pratiques sexuelles seraient montrées aux enfants, ils seraient incités à change de sexe, ... et tout ça pour faire la promotion de l’homosexualité, voire de la pédophilie.

Le site Observatoire de la théorie du genre [6] est dénoncé par Le Monde [7] : « Contrairement à ce que raconte le site Theoriedugenre.fr, initié par le mouvement étudiant de droite UNI, la Ligne azur ne réalise pas d’interventions, ni à l’école, ni au collège, ni au lycée. Le service distribue des "kits" informatifs, rappelant essentiellement qu’il existe pour les jeunes qui ont besoin de parler. En 2011, Ligne Azur a reçu plus de 2 000 appels, dont la moitié concernaient les moins de 18 ans. Sur ces derniers, 70 % des appels étaient relatifs à des questions d’identité sexuelle. On estime que jusqu’à un tiers des jeunes homosexuels auraient fait une tentative de suicide. » Le Monde dénonce et déconstruit bien d’autres mensonges du même acabit.

Le Monde [8] dénonce l’« intox » totalement honteuse qui consiste à détourner de leur objet les « gender studies » pour les faire passer pour une sorte de dogme, alors qu’elles sont « issues des Etats-Unis, qui sont un paradigme universitaire : dans les années 1960 et 1970, plusieurs chercheurs ont étudié les raisons des inégalités hommes-femmes, dont ils ont fait un matériau d’études. En réalité, ces « gender studies » se traduisent par « études sur le genre », et sont donc une discipline universitaire, en aucun cas une idéologie ou une théorie politique. D’autant qu’au sein de ce courant universitaire les oppositions sont vives ». FranceInfo [9] acquiesce.

Le Point [10] choisit de publier un article plutôt à charge d’Émilie Lanez sur « John Money, le père de la "théorie du genre", l’avait testée sur des jumeaux ». Elle y explique comment John Money, sexologue « spécialiste de l’hermaphrodisme », assigne femelle l’un des jumeaux d’un couple suite à une émasculation à 8 mois, pour lui imposer un genre de fille [11]. À l’adolescence, la fille essaye de devenir un garçon, les parents lui disent la vérité, quelques années plus tard les jumeaux se suicident. Un article très intéressant à lire sauf que l’histoire n’est pas celle d’un genre assumé mais d’un genre imposé. L’échec de cette expérience médicale démontre que le genre est plus fort que la nature, pas qu’il en est obligatoirement la conséquence. J’y vois plus un argument supplémentaire pour les transitions, que contre les études de genre. L’article aurait pu dénoncer la mutilation infantile (la circoncision), ou l’assignation sexuelle arbitraire et imposée (mâle vers femelle), subies par le jumeau. En conclusion de l’article « Il importe de préciser que cette expérience ne saurait entacher les études de genre, qui d’ailleurs s’éloigneront de ces errements du champ médical », CQFD. D’ailleurs le même jour, Le Point [12] titre « La "théorie du genre" n’existe pas ! ».

Encore Le Monde [13] qui explique les journées de retrait de l’école [14] : « un appel à boycotter les salles de classes est relayé par SMS [15] et sur les réseaux sociaux. Cette campagne, lancée par Farida Belghoul, une proche de l’essayiste d’extrême droite Alain Soral, (« l’une des cinq égéries de la France réac [16] ») veut convaincre les parents de ne pas mettre les enfants à l’école un jour par mois ».

Le Point [17] fait un portrait de Farida Belghoul, cette ancienne enseignante qui décida de déscolariser ses enfants, avant de sembler sombrer dans une forme d’extrémisme.

Une réaction hystérique de l’extrême droite contre des activités pédagogiques [18] qui ont pour objet de répondre aux objectifs de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes, depuis 1989, comme par exemple « évoquer les "stéréotypes de genre" signifie expliquer aux enfants les clichés liés au genre, par exemple celui de la femme à la maison et cantonnée aux tâches ménagères » [19].

L’Humanité [20] dénonce aussi « la rumeur du genre », alimentée par des mensonges organisés « Ils vont apprendre aux élèves à se masturber », « Ce sont les enseignants qui décideront si vos enfants seront filles ou garçons », « Cela a créé une grande confusion chez les parents, témoigne Claudine, la directrice. Un papa nous a même demandé s’il était vrai qu’un sexologue allait venir dans les classes ce lundi ! ». Le quotidien explique que « L’appel national à ces JRE remonte au 18 décembre 2013. Il est l’œuvre de la romancière et cinéaste Farida Belghoul, figure historique de la Marche pour l’égalité et contre le racisme dans les années 1980 et désormais proche d’Égalité et Réconciliation, l’association du polémiste d’extrême droite Alain Soral. Sur le site Internet dédié à cette initiative, Farida Belghoul, dans des vidéos à fort relent conspirationniste, dénonce la « propagande LGBT » destinée à « apprendre l’homosexualité » aux élèves ».

Le Parisien [21] titre « La « rumeur » qui vide les écoles », avec exemple à l’appui : « A Meaux, 20% des 3500 à 3600 écoliers de ZUS n’étaient pas en classe. Les familles ont reçu, la semaine dernière, un SMS assurant que « l’Education nationale va enseigner à nos enfants qu’ils ne naissent pas fille ou garçon comme Dieu l’a voulu mais qu’ils choisissent de le devenir. Avec des intervenants homos ou lesbiennes qui viendront leur bourrer la tête d’idées monstrueuses ! ».

Nord Éclair [22] « À Roubaix, une réunion publique devait se tenir ce soir pour informer les parents des dangers de la « théorie du genre », mais a finalement été annulée. La théorie du genre ne fait pas peur qu’en région parisienne. Depuis une dizaine de jours, cette mère de famille de Wattrelos assure avoir reçu « une vingtaine de SMS » lui demandant de retirer son enfant de l’école le 7 février. Sur ces textos, des propos alarmants sur le « véritable danger » de la « théorie du genre » ».

Le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon a réagi, repris par Le Nouvel Obs [23] « "Je demande aux chefs d’établissement, aux directeurs d’école, aux conseillers pédagogiques, aux inspecteurs de l’Education nationale de convoquer les parents qui ne mettent pas leurs enfants à l’école pour leur expliquer la réalité des choses et leur rappeler que dans notre pays, il y a une obligation scolaire à l’égard des enfants", a déclaré Vincent Peillon. "Il y a un certain nombre d’extrémistes qui ont décidé de mentir, de faire peur aux parents. Ce que nous faisons à l’école, c’est enseigner les valeurs de la République et donc du respect entre les femmes et les hommes", a affirmé le ministre de l’Education. » Info reprise par Le Dauphiné [24].

De son côté Najat Vallaud Belkacem publie des explicatons de désintox sur son site [25] :
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Sur France Bleue [26], « Une maman raconte que son enfant de 8 ans est " beaucoup trop jeune, c’est encore un bébé. Il faut le laisser vivre son enfance ". Une des mamans redoute que l’on aborde avec son fils la question de l’homosexualité ». Elle se rend pas compte du mal que peut faire l’ignorance et le non-dit, heureusement « D’autres mamans pensent l’inverse. Pour la simple raison que les enfants voient la réalité de la société, deux hommes ou deux femmes qui s’embrassent. Alors autant aborder le sujet pour Soraya : " c’est quand même bien que les enfants comprennent les choses qu’ils voient ". »

iTélé en fait son sujet pour Ça se dispute :
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En réalité, ce qui se passe dans les classes est décrit par Ophélie dans les colonnes de Rue 89 [27] : J’ai déjà employé le mot "homosexuel(le)" avec mes élèves parce qu’ils le connaissent sans le comprendre et l’emploient comme un mot grave, condamnant. Je n’ai jamais employé le mot « bisexuel(le) » ou "transexuel(le)" parce que ça ne fait pas partie du vocabulaire de mes élèves, ils n’imaginent même pas l’existence de ces mots ou la réalité qu’ils désignent. Croyez bien que j’ai beaucoup d’autres mots à leur expliquer avant ceux-là (aujourd’hui, il y a eu "faille", "édredon" et "hématome") », et puis voilà, c’est tout.

Le Point [28] explique la réponse du ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, qui « a demandé mercredi aux responsables d’établissement de "convoquer les parents" qui ont retiré leurs enfants de l’école sur la base de rumeurs autour d’un supposé enseignement de la "théorie du genre". Cette initiative vise à "expliquer" aux intéressés "la réalité des choses" et à "leur rappeler que dans notre pays il y a une obligation scolaire à l’égard des enfants", a-t-il dit devant la presse à la sortie du conseil des ministres », avec Le Nouvel Obs [29].

Qui a intérêt à affoler les parents ?
demande Le Point  [30], en commençant par remonter aux sources : « Farida Belghoul le dissimule à peine, elle s’adresse surtout aux familles musulmanes résidant dans les quartiers populaires. Selon l’entourage de Vincent Peillon, la communauté turque serait particulièrement concernée par le boycott, notamment à Strasbourg. "Cette campagne a touché un public crédule et peu éduqué. Les dégâts sont déjà faits", analyse Anne-Marie Haller, secrétaire départementale de l’Unsa Bas-Rhin au Figaro.fr [31]. Les catholiques traditionalistes ne sont pas en reste dans le combat contre l’enseignement de la théorie du genre. La diffusion de Tomboy ("Garçon manqué") aux écoliers, un film mettant en scène une petite fille de 10 ans se faisant passer pour un garçon le temps d’un été, avait déjà soulevé une polémique, jamais retombée ».

Dans Altantico [32], Damien Le Guay, tente de dénoncer l’approche gouvernementale en ces termes : « Une nouvelle morale publique de lutte contre le sexisme, contre les stéréotypes, contre même la "différence sexuelle", vient enfoncer cette frontière essentielle. Ceci est grave. De nouveaux commissaire-pédagogues viennent dans les écoles pour "déconstruire l’identité sexuée", pour "combattre les stéréotypes sexistes". Dés le plus jeune âge, les enfants devront apprendre à désapprendre les « stéréotypes » appris dans les familles. Et même si les intentions sont louables, l’enfer de la rééducation des enfants est pavé de bonnes intentions. Tocqueville, déjà, voyait naitre, dans une indifférence généralisée, une "tyrannie de la majorité". Nous y sommes. Nous y voilà ». Sauf qu’il faut bien à un moment enseigner, contre l’éducation familiale, que non la terre n’est pas plate, que non les femmes ne sont pas inférieures aux hommes, que non notre sexe ne nous détermine pas complètement, que non l’école ne doit pas séparer les filles des garçons etc.
Pascal Richet explique d’ailleurs très bien dans Rue89 [33] que « En 1905, le congrès des Amicales d’institutrices et d’instituteurs, qui se tient à Lille cette année-là, critique le principe de la séparation de l’éducation des garçons et des filles et en conclut que cette séparation, anormale, défavorise ces dernières », à quoi les réactionnaires inventaient déjà « des conséquences fâcheuses, si du moins on ne veut pas dénaturer le caractère de chaque sexe, efféminer les jeunes hommes, viriliser les femmes, et détourner les uns et les autres de leur vraie destination dans le monde  », plus tard en 1935, l’Union des associations catholiques et des chefs de familles protestait contre les premières classes mixtes : « La coéducation et la gémination sont en effet immorales. Par la promiscuité des filles et des garçons, elle excite leurs sens plus tôt qu’on ne le pense, elle enlève aux jeunes filles la réserve et la pudeur et en fait des garçonnes dès l’âge de 13 ans ».

Là où Damien Le Guay essaye encore de justifier les réacs, en dénonçant l’ACBD de l’égalité qui prônerait que « L’enfant " doit comprendre " qu’il doit être " plus flexible " dans ses choix. Et donc ouvrir le choix des possibles vers les autres formes de choix sexuels (choix de vie homosexuelle, bi, trans...) alors qu’aujourd’hui ils sont trop "formatés", trop "contraints", trop "stéréotypés" ». Sauf que la libido n’est pas un choix, qui n’est ni à formater ni à promouvoir, mais qu’il faut effectivement savoir accepter, pour soi-même et les autres, le cas échéant. Là encore la réponse de G. Stevens dans Rue89 [34] est importante à lire, tellement les stéréotypes sexuels peuvent devenir violents chez les enfants.

Pour Atlantico [35], le rejet de l’ABCD de l’égalité dans les quartiers populaires tient du fait que, d’après Michèle Tribalat, démographe « Terra Nova suppose que les nouvelles clientèles de la gauche sont plus modernes, disposées au changement, à l’ouverture, à la tolérance. Les minorités sont supposées disposer de toutes ces qualités. Et c’est là où le bât blesse. Le retour au religieux constaté dans la jeunesse élevée dans une famille de culture ou de religion musulmane qui touche tous les milieux sociaux n’est guère annonciateur d’une disposition à accepter les réformes sociétales défendues par la gauche. C’est sur ce terrain-là que la gauche va se trouver en porte-à-faux ».

Pour Le Point [36], Marie-Sandrine Sgherri explique que si l’égalité hommes-femmes est bien l’affaire de l’école, « l’objectif des "anti- gender" est double : en cultivant l’ambiguïté entre "théorie du genre", éducation sexuelle et réflexion sur les préjugés, ils ont d’abord affolé les parents. Mais derrière cette stratégie, se trouve une autre idée, simple, si ce n’est simpliste : c’est aux parents et à eux seuls que revient l’éducation des enfants, l’école devant se contenter de les instruire, ce qu’elle fait fort mal selon eux. Derrière cette offensive, nous assistons bien à une attaque en règle contre l’école, considérée comme un lieu où se fabriquent les citoyens, une idée qui nous vient ni plus ni moins de la Révolution française ». Les chiffres sont têtus et les études internes montrent que les élèvent ne sont pas traités de la même manière en fonction de leur genre, et c’est tout le projet du gouvernement socialiste d’y remédier. « C’est cette politique qui est contestée par les amis d’Alain Soral et la Manif pour tous. Ils craignent de voir se diluer la famille, l’identité sexuelle que nous recevons à la naissance et estiment que le sexe biologique nous assigne un rôle fondé en nature. Ils craignent aussi que leurs enfants ne leur échappent. Et après tout, pourquoi pas ? La démocratie exige de laisser coexister les opinions. Mais si combat il y doit y avoir, il serait malhonnête de travestir la réalité de ce qui a lieu dans les classes : les enfants ne sont pas invités à ne plus savoir s’ils sont des garçons ou des filles. On ne leur donne pas non plus des cours de masturbation, comme les plus mal informés ou les plus malveillants veulent le laisser croire. Mais simplement, comme l’écrivaient mercredi des universitaires de Strasbourg, on les invite "à se demander si la princesse ne pourrait pas sauver le prince", soulignant une évidence : "On n’est pas homme ou femme de la même manière au Moyen Âge et aujourd’hui." C’est en effet la mission même de l’école que d’apprendre à réfléchir »

Fin Juin « Les ABCD de l’égalité contre les stéréotypes filles-garçons à l’école n’apparaîtront plus sous leur nom actuel, mais cette expérimentation sera remplacée par un programme "très ambitieux" généralisé à tous les élèves, a annoncé dimanche 29 juin la ministre des Droits des femmes » nous apprend le Huffington Post [37]. Le Point [38] confirme que « les profs formés à l’égalité
filles-garçons dès la rentrée
 ».
« "Ça fait des années que les féministes se battent pour une éducation non sexiste", dit Suzy Rotjman, co-porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes. "Les ABCD de l’égalité étaient un petit début et on voit que le pouvoir cède devant les réacs", déplore-t-elle.  » dans E-llico [39].

Libération [40] consacre sa Une au nouveau Ministre de l’Éducation nationale, Benoît Hamon, qui face à ses opposants annonçant sa reculade, « Benoît Hamon promet donc, avec Najat Vallaud-Belkacem (en charge des Droits des femmes), "un plan d’action ambitieux" pour lutter contre les inégalités. Sur les principes et le bien-fondé de la cause, il assure qu’il n’est pas prêt à transiger. Au contraire. Preuve est faite, selon lui, que l’école reproduit les clichés, générateurs d’inégalités filles-garçons. Elle a donc un rôle clé à jouer dans la lutte contre ces stéréotypes et dans la transmission d’une "culture de l’égalité". »
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Notes et bibliographie :

[129 janvier 2014



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