Voyons comment ces deux personnages crypto lesbiens sont traités dans cette série américaine, de 1978, saison 3 épisode 4. Eve le Deux écrit ses mémoires d’actrice célèbre, et le tout Hollywood a peur des révélations qu’elle pourrait faire. Comme par hasard, Eve se retrouve électrocutée dans le jacuzzi de « Springtime », un centre de remise en forme de luxe où elle séjourne (ce n’est pas une station thermale). Ses écrits sont introuvables.
Sa nièce vient requérir les services de l’agence Townsend pour résoudre ce qui lui apparaît être un meurtre. Sabrina, Kelly et Kris vont aller sur les lieux du crime, cette institution réservée au femmes (très riches), où elles sont toutes habillées de rose, à faire du sport, du sauna, et recevoir des massages et des séances de psy. Les hommes y sont interdits, et pour les employées, il y règne une discipline de fer, sous la houlette d’Ingrid Nyberg la directrice. Assignation des rôles oblige, quand il y a un problème technique les femmes appellent parfois les hommes, ce qui permet à Bosley d’entrer à couvert.
Kris se fait passer pour une prof de fitness façon disco, et elle rencontre très vite Zora Stattford, la kiné. Zora est immédiatement autoritaire, menaçante : une vraie cerbère de la salle de travail. Elle est physiquement imposante, grande et baraquée, ses cheveux blonds tirés en arrière.
Pendant ce temps, Sabrina endosse le rôle de diététicienne. Kelly passe pour une cliente de l’institution, qui vient se remettre de son divorce. La docteur Slavin qui vient l’accueillir est froide, distante, un peu condescendante. Elle est habillée en costume, ses cheveux bruns commencent à grisonner. Elle utilise l’hypnose pour traiter les femmes contre leurs problèmes avec les hommes. Dans la version française, elle dit à Kelly « Laissez-vous complètement aller » lors de sa séance, alors qu’en réalité elle dit « Vous vous donnez à moi », ce qui est beaucoup plus cryptolesbien. Et elle en profite pour lui caresser le visage. Slavin essaye de dégoûter les femmes des hommes avec un discours un peu misandre. Slavin trouve Kelly très jolie, et comme un cheveux tombe sur la soupe, elle veut soudain lui écouter le cœur avec son stéthoscope, avec une manière concupiscente, qui met Kelly mal à l’aise.
Plus tard dans la journée, cette enquête éclair porte le soupçon sur une pensionnaire, une actrice liée à Zora, appelée Norma, à laquelle Zora va avouer qu’avec tout le pognon qu’elle et Slavin ont extorqué à leur riches clientes, en les faisant chanter, elles ont prévu de s’enfuir toutes les deux au soleil, au Mexique ou au Brésil.
Une lgbition pas très positive bien évidemment dans cet épisode : Zora et docteur Slavin ne partagent qu’un plan d’une scène dans lequel elles dinent ensemble. Mais malgré cette précaution, qui évite de donner des indices sur la vraie nature de leur relation, elles apparaissent pourtant comme un couple lesbien.
Zora est une femme vindicative, une butch capable de mettre Kris k.o. en quelques secondes. Slavin est froide et machiavélique. Elles sont des criminelles dangereuses.
Les anges de Charlie vont-elles retrouver les mémoires de l’actrice morte, et qui l’a tué ? Je ne vous divulgâche pas la fin de l’intrigue ;-)
